Posté dans Les échos
Sortir

Connectés avec la nature

Photo : CD92/Jean-Luc Dolmaire

 

L’assemblée départementale a adopté le 2 avril un plan d’actions sur cinq ans avec un objectif : mettre chaque habitant à moins de quinze minutes à pied d’un espace de nature.

Les Hauts-de-Seine possèdent une trame éco-paysagère de plus de 3 300 hectares composée de parcs, jardins, promenades ou forêts. Jusqu’à présent, la politique nature du Département était portée par le Schéma des Espaces Naturels Sensibles (ENS) voté en 2001 et dont le bilan a été approuvé en décembre 2018.

Face aux évolutions réglementaires et à la transformation du territoire, le Département a revu en profondeur sa stratégie nature : celle-ci fédère désormais l’ensemble des actions que le Département réalise en la matière comme la politique de l’arbre, la gestion des espaces naturels sensibles, le Schéma d’aménagement et de gestion durable de la Seine et de ses berges et le Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR).

D’ici 2025, la Stratégie Nature a pour objectif de mettre « chaque Alto-Séquanais à un quart d’heure de marche d’un espace de nature », comme c’est le cas aujourd’hui pour 1,25 million d’habitants, soit 77 % de la population départementale. Cette Stratégie sera ensuite évaluée et mise à jour tous les cinq ans.

20 hectares supplémentaires

Le Département intervient dans quatre domaines principaux. Le premier consiste à agrandir les parcs et jardins départementaux avec vingt hectares supplémentaires ouverts au public d’ici 2025. Le second concerne la création de cinq kilomètres de liaisons départementales supplémentaires. Le troisième porte sur la protection et le développement du patrimoine arboré avec la plantation de 19 000 arbres supplémentaires dans les parcs et sur les routes départementales. Enfin, la dernière thématique vise à rendre les Hauts-de-Seine encore plus verts en exploitant les multiples interstices urbains, notamment dans les cours des collèges publics avec des « îlots de fraîcheur ».

D’ici la fin de l’année, le Département lancera une plateforme partenariale d’informations et de concertation afin de travailler avec d’autres acteurs, à commencer par les communes, sur l’ensemble de ces projets. 

Mélanie Le Beller
www.hauts-de-seine.fr, rubrique Sortir et découvrir

Société

Qui sont les femmes du territoire ?

Photo : CD92/Olivier Ravoire

 

L’Institut des Hauts-de-Seine lance « Sourire de femmes », un questionnaire qui vise à mieux connaître les habitudes de vie des habitantes des Hauts-de-Seine et des Yvelines.

Vie personnelle et professionnelle, santé, vie sociale… Toutes ces thématiques font partie du questionnaire « Sourire de femmes », distribué dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine. Avec le soutien des deux Départements, l’Institut des Hauts-de-Seine a élaboré cette enquête interdépartementale en partenariat avec l’Adavip 92 (Association départementale d’aide aux victimes d’infractions pénales) et Hauts-de-Seine Habitat. « Nous nous sommes posé la question du ressenti du bonheur d’une femme dans sa vie quotidienne avec le cumul de la vie personnelle et professionnelle », explique Bénédicte de Kerprigent, directrice générale et fondatrice de l’Institut des Hauts-de-Seine.

Objectif 2 500 réponses

« Vous sentez-vous libre dans vos choix de vie ? », « Si vous êtes en couple, êtes-vous satisfaite de votre relation ? » Les questions posées abordent de manière indirecte les violences faites aux femmes. « Nous leur demandons par exemple si elles ont déjà subi des injures, des questions auxquelles les femmes peuvent répondre plus facilement, tout en restant très généraux sur le bien-être », précise Mourad Souames, directeur des études en santé publique à l’Institut qui a participé à l’élaboration de l’enquête. Ce questionnaire sera distribué pendant un an lors des tournées du Bus Santé Femmes, dans les Écoles françaises des Femmes des Hauts-de-Seine et des Yvelines, dans les mairies ou dans les associations avec un objectif de 2 500 retours qui permettront d’affiner l’accompagnement des femmes de l’Institut. 

Mélanie Le Beller
www.institut-hauts-de-seine.org

Solidarité

Un coup de pouce alimentaire

Photo : CD92/Olivier Ravoire

 

Pour lutter à la fois contre la précarité et le gaspillage alimentaire, le Département offre les denrées périssables des restaurants scolaires et poursuit les distributions pour les étudiants.

La file d’attente est déjà longue sur le campus de Nanterre. Aujourd’hui, plus d’une centaine d’étudiants sont inscrits à l’une des deux distributions hebdomadaires de denrées alimentaires organisées par le Département dans le cadre de la Veille Active Jeunes. Parmi eux, Arsène, boursier en Master 2 droit et commerce international. « Avant, j’étais employé dans la restauration. Ma bourse me suffit à vivre au quotidien mais pas à mettre de côté pour des projets. Ces courses, ça va me faire ma semaine », explique-t-il, son sac rempli sous l’épaule.

Cinq cents étudiants s’inscrivent en moyenne par semaine soit le mercredi dans le sud des Hauts-de-Seine, soit le vendredi à Nanterre. « Ces distributions sont ouvertes à tous les jeunes, étudiants boursiers ou non, car nous partons du principe qu’avec la crise, beaucoup de situations se sont dégradées », résume Philippe Da Silva, le responsable de ce dispositif du Département, qui s’est entouré d’associations de quartier, de la Banque Alimentaire et du Chaînon Manquant.

Avec la fermeture des collèges début avril dans le cadre des nouvelles mesures sanitaires, le Département a également décidé de faire don des denrées alimentaires périssables des restaurants scolaires à des associations caritatives. L’épicerie solidaire La Ruche de Suresnes et la Banque Alimentaire de Paris Île-de-France située à Gennevilliers ont ainsi bénéficié de laitages, pâtisseries, viande Label Rouge et fruits et légumes divers ensuite distribués aux Alto-Séquanais dans le besoin. 

M.L.B.
www.hauts-de-seine.fr

Habitat

Un renouveau pour les quartiers

Photo : CD92/Olivier Ravoire

 

Le budget 2021 marque le lancement du nouveau dispositif « Quartiers d’avenir – Hauts-de-Seine »afin de lutter contre les déséquilibres territoriaux. 150 millions d’euros sont programmés.

Le Département fixe un cadre nouveau à sa politique de renouvellement urbain en lançant « Quartiers d’avenir – Hauts-de-Seine ». Ce programme est destiné à des quartiers qui rencontrent des difficultés importantes telles qu’un habitat dégradé ou un déficit d’offre commerciale et de services. Sur les 150 MÄ d’autorisation de programme prévus, 10 % sont inscrits cette année dans le budget 2021.

Parmi les quartiers concernés, ceux déjà identifiés par l’Agence nationale de la rénovation urbaine (Anru) pour bénéficier du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). Cela concerne dix quartiers au niveau national dans les Hauts-de-Seine. Mais le Département élargit son champ d’action en s’étendant également aux franges de ces zones NPNRU et à des quartiers situés dans d’autres secteurs géographiques et nécessitant une requalification.

Parmi les communes abritant l’un des dix quartiers relevant du NPNRU, une a déjà sollicité une aide financière du Département : celle de Gennevilliers pour le quartier des Agnettes. Près de 1,5 MÄ seront débloqués dès cette année pour aider à la création d’un équipement multifonctionnel et intergénérationnel à la place de l’actuelle Maison du développement culturel. 

M.L.B.

Éducation

Versailles s'invite au collège

Photo : CD92/Olivier Ravoire

 

« Cinq mille collégiens à Versailles », l’événement organisé par les Départements des Hauts-de-Seine et des Yvelines, aura lieu le 8 juin prochain sous forme digitale.

Pour la seconde année consécutive l’opération « Cinq mille collégiens à Versailles », s’invite, sous forme digitale dans les salles de classe, avec une journée de visite virtuelle autour des thèmes de la citoyenneté et de l’écologie. Le contexte sanitaire a conduit à cette innovation pédagogique. Une activité « Château » fera découvrir aux élèves comment l’ancienne demeure de Louis XIV est devenue le palais de la République, faisant écho au programme d’histoire de quatrième. Lors d’un escape game interactif dans les bosquets des jardins, ils s’interrogeront sur la préservation du patrimoine et les enjeux de développement durable. Les classes participantes pourront échanger entre elles sur une plateforme en ligne et seront invitées, à l’issue de cette journée, à faire leurs propositions de mesures en matière développement durable sur un book creator, qui sera communiqué ensuite  aux présidents des deux Départements. 

PV.

Collèges

La solidarité numérique renforcée

Photo : © Sondem – stock.adobe.com

 

À la suite des nouvelles mesures sanitaires mises en place en avril, près de 1 700 ordinateurs ont été offerts ou mis à disposition des collégiens.

Depuis le début de la crise sanitaire, le Département contribue à la continuité pédagogique en mettant à la disposition des élèves et de leurs professeurs des ordinateurs et tablettes numériques. En avril, les nouvelles restrictions ont contraint les collèges à fermer leurs portes deux semaines tout en assurant les cours à distance. Dès le 2 avril, 818 portables ont été confiés à des collégiens non équipés préalablement identifiés comme prioritaires en concertation avec chaque établissement. Une dotation complétée par 8 200 équipements mobiles rendus disponibles dans les établissements pour couvrir les besoins complémentaires et 900 ordinateurs recyclés offerts à des familles non équipées dès ce mois de mai.

Fracture numérique

Au total, depuis mars 2020, ce sont plus de 21 000 équipements qui ont été proposés pour lutter contre la fracture numérique. Ces mesures ont permis, par exemple, d’équiper 2 600 élèves de tablettes numériques, dont tous les élèves en situation de handicap des Unités localisées pour l’inclusion scolaire (Ulis). Plus de 3 600 ultra-portables initialement destinés aux usages en collèges ont été prêtés et 650 ordinateurs recyclés offerts à des familles non-équipées. Le Département a également fourni à 4 000 enseignants un ultra-portable afin qu’ils puissent travailler à distance avec leurs élèves. Enfin, des tablettes numériques ont été confiées à 600 jeunes pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance. 

M.L.B.

Emploi

Un soutien psychologique pour les entrepreneurs

Photo : © Katarzyna Bialasiewicz /Gettyimages

 

Aux côtés du Tribunal de commerce de Nanterre, le Département s’engage pour prévenir les conséquences psychosociales de la crise sur les dirigeants d’entreprise.

L’année qui vient de s’écouler a été éprouvante pour beaucoup d’artisans, de commerçants et de chefs d’entreprise. Sur le plan financier mais aussi psychologique dans la mesure où ceux-ci investissent dans leur activité  non seulement des capitaux mais aussi « leur vie entière ». Des situations sociales ou familiales difficiles, voire des suicides peuvent en résulter. En prévention de ces drames va être décliné sur le territoire le dispositif national d’aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë (APESA). L’idée est que les professionnels déjà en contact avec les dirigeants en difficulté (justice, experts comptables, organismes de prévention des difficultés des entreprises) orientent les profils à risque vers un réseau de spécialistes homologués : psychologues, conseillers conjugaux, thérapeutes familiaux addictologues… Jusqu’à cinq séances seront proposées. Cette association locale cofondée par divers acteurs institutionnels, dont le Tribunal de commerce de Nanterre, est soutenue par le Département à hauteur de 40 000 euros. Une initiative qui vient s’ajouter au fonds départemental Relance 92 pour les commerçants et les petites entreprises ainsi qu’aux dispositifs de soutien psychologique déployés auprès des bénéficiaires du RSA, des femmes victimes de violences ou isolées et des jeunes. 

P.V.

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