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Le laboratoire des mobiliers de demain

Autour du thème du générique, la quatrième vague de la biennale Forme publique vient de déposer sur la dalle une nouvelle moisson de mobiliers innovants.

Textes : Pauline Vinatier – Photos : Julia Brechler

RENCONTRE
Avec ses arêtes qui dessinent un volume fictif, sous espace dans l’immense espace ouvert du parvis, la structure lumineuse en acier jaune du tandem Robert Stadler et TF Urban crée une étrange sensation de dehors-dedans. Cette forme « générique » dépouillée, épurée, n’offre ni assise, ni abri, seulement un espace naturel de rencontre. Elle entoure la poésie d’une pause quotidienne, de jour comme de nuit, mais reste assez solide pour supporter les pressions et chocs du quotidien.

RECHARGER SES BATTERIES
Jusqu’alors sagement horizontal à cet endroit du parvis, le ruban de bois conçu par Pierre Charrié et Rondino prend son élan pour retourner sur lui-même, formant un abri dans lequel s’installer comme dans un hamac, et à couvert. Le temps d’une sieste, des prises USB, alimentées grâce à un panneau solaire placé sur le toit, permettent de recharger toutes ses batteries.

TAPIS VOLANT
Dos à dos, sur ce banc à double assise surplombé par la structure jaune de Robert Stadler, les visiteurs peuvent contempler au choix Paris La Défense ou, à l’opposé, l’Arc de Triomphe. D’un côté de la plateforme, un trou central permet de passer d’une posture semi-allongée à une position assise, de l’autre, les pieds se balancent dans le vide, donnant une sensation de flottement. Grâce à ses dimensions généreuses, ce « tapis volant » de bois peut embarquer avec lui une famille entière.

PEAU MÉTALLIQUE
À partir d’un motif de grille, plié et replié comme un origami ou une peau métallique, Jean Couvreur et Buton Industries créent des abris, des assises ou encore cette table, dont le plan à géométrie variable offre différentes manières de se retrouver ou de s’installer pour déjeuner. Sa couleur rouge sert de repère, son auvent protège des intempéries et sa trame perforée n’isole pas entièrement de l’environnement de la dalle.

VÉGÉTAL
En associant des lattes de bois, Pierre Charrié forme un ruban potentiellement infini avec lequel il joue à épouser les reliefs de la dalle. Au lieu de se laisser arrêter par les escaliers, comme un végétal qui rampe le long des murs, son mobilier poursuit sa course tout en souplesse avant de contourner une jardinière, offrant plusieurs assises aux visiteurs et même une tablette. Malgré une allure organique, il demeure pérenne grâce à une structure en tubes d’acier turquoise.

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