Posté dans Tribunes libres

78-92, des territoires créateurs d’emplois solidaires et innovants

Cette crise sanitaire nous aura tous affectés physiquement, moralement, économiquement ; certains beaucoup plus que d’autres. Aujourd’hui, nous ne sommes pas encore à un tournant, il faut rester prudent. Nos concitoyens les plus fragiles, les entreprises alto-séquanaises, les personnels aidants sont toujours en première ligne. Notre Département se mobilise pour eux sans relâche avec un seul objectif : l’entraide pour tous.

Cette crise a malheureusement vu partir un homme qui a contribué à mener les Hauts-de-Seine vers ce qu’ils sont aujourd’hui : un territoire culturel, sportif, social, associatif, économique, vert. Patrick Devedjian a laissé une empreinte indélébile par l’ampleur des réalisations : La Seine Musicale, La Défense Arena, la Vallée Rive Gauche, la Vallée de la Culture, les pôles sociaux, les clubs sportifs « labellisés » Hauts-de-Seine, les constructions et rénovations de nos collèges, l’embellissement de nos parcs et jardins, etc. Il a offert également le rayonnement international qu’il mérite au quartier d’affaires de La Défense dont il fut successivement président de l’Épad de 2007 à 2009, de Defacto de 2009 à 2018 et enfin de Paris La Défense (issu de la fusion des deux établissements) en janvier 2018.

Depuis le 25 mai, notre Département a élu son nouveau président, Georges Siffredi qui a recueilli les 38 voix de notre majorité, l’opposition n’ayant pas présenté de candidat mais s’étant abstenue. Président par intérim durant la crise, il a permis au Département, grâce à son excédent budgétaire, d’injecter 80 MÄ de dépenses supplémentaires en direction des publics fragilisés, des communes, des commerçants, des artisans et des petites entreprises. Notre président a voulu aussi faire une place aux circulations douces, soulageant ainsi la fréquentation des transports en commun, soit 80 km de pistes cyclables réalisées.

Ainsi pour les mois à venir, l’assemblée départementale s’est fixée deux priorités : les solidarités et la relance économique. Concernant les solidarités, ce sont celles qui, au sens large, donnent accès à l’éducation, à l’égalité des chances, au soutien de notre jeunesse, au partage de la culture, au renforcement des cohésions sociales. Enfin, sous l’impulsion de notre président, nous mènerons également une politique accrue d’investissement pour tenter de tourner au plus vite la page de cette crise sans précédent qui a frappé tous nos concitoyens mais qui a démontré, s’il en était besoin, l’importance du rôle essentiel de nos collectivités grâce à leur proximité et à leur réactivité.

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Photo :
CD92/Jean-Luc Dolmaire

Un Département mobilisé face à la crise

Les semaines que nous venons de vivre furent sans conteste l’une des périodes les plus éprouvantes dans l’histoire moderne de notre pays. Mettre un pays à l’arrêt du jour au lendemain, confiner la quasi-totalité de la population, stopper l’économie de manière brutale en période de paix, cela était inédit et en plus des conséquences sanitaires, il va falloir dans les mois qui viennent s’atteler à combattre celles qu’entraînera une crise économique et sociale qui, d’aucuns prédisent,  seront terribles.

La Covid-19 nous a touchés au cœur, au sein de nos foyers mais aussi au sein de notre institution avec la terrible perte du président Patrick Devedjian. À la tête des Hauts-de-Seine pendant treize ans, sa présidence aura contribué à changer l’image que certains avaient de notre département, mais aussi à lui façonner l’identité d’un territoire dynamique et solidaire.

Georges Siffredi en a assuré un intérim actif avant son élection le 25 mai dernier comme nouveau président du Département et pendant cette période intermédiaire, nous avons eu à mettre en place dans l’urgence plusieurs dispositifs. Il a fallu répondre à la fracture numérique en distribuant des tablettes ainsi que des ordinateurs aux collégiens confinés. Il a aussi fallu protéger nos anciens, premières victimes de cette pandémie. En coopération avec l’ARS, nous avons testé l’ensemble des résidents ainsi que des personnels des EHPAD et des résidences autonomie qui n’avaient pas été testés. Ces tests ont été étendus aux établissements accueillant des jeunes en situation de handicap.

Pour contrer la crise économique et sociale nous consacrons 18 MÄ pour apporter une aide immédiate à tous les bénéficiaires de la prime d’activité résidant dans nos villes pour les aider à payer leurs charges. En partenariat avec la Chambre de Métiers et de l’Artisanat et la Chambre de Commerce et d’Industrie des Hauts-de-Seine, nous serons proches des entreprises et une aide de 12 MÄ leur sera consacrée afin de faire face aux échéances qu’elles doivent assumer.

Nos communes ont elle aussi été en première ligne. Leurs dépenses sociales vont exploser et nous serons à leurs côtés afin de les soutenir dans leurs efforts avec près de 16.5 MÄ.

Notre proximité avec les habitants, notre réactivité à mettre en place des dispositifs d’aides ont permis de soutenir nos concitoyens dans cette période de difficultés et redonnent à nos collectivités locales la place essentielle qui est la leur mais qui était trop souvent remise en cause par le passé.

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Photo : CD92/Jean-Luc Dolmaire

Mettre la solidarité au cœur de l’action du Département

La période difficile que nous traversons a mis en évidence, partout en France, la vulnérabilité des plus fragiles d’entre nous dans les situations de crise ; et dans le même temps, le rôle fondamental des collectivités locales pour leur permettre d’y faire face.

Un grand nombre d’habitants des Hauts-de-Seine ont été touchés de plein fouet par les conséquences de la pandémie, et se seraient retrouvés dans des situations plus dramatiques encore sans les mesures que les collectivités locales ont prises.

Cette crise a révélé les dégâts produits par la réduction des dépenses sociales, de solidarité et de santé dans notre département.

Inlassablement nous demanderons à la majorité départementale de réviser ses choix politiques qui ne sont plus tenables.

Aujourd’hui, sans la coopération avec les communes, les mesures d’aide aux populations décidées par le Département seraient restées lettre morte.

C’est pourquoi nous proposons que l’excédent budgétaire de 664 millions d’euros en 2019 soit utilisé pour doter toutes les communes d’un fonds d’urgence complémentaire à celui de 10Ä par habitant déjà décidé. Le porter à 30Ä par habitant pour toutes les communes et à 50Ä pour les neuf communes qui ont des quartiers prioritaires de la politique de la ville permettrait de prendre de nouvelles mesures de solidarité, indispensables face à cette crise sociale et humanitaire que vivent les populations les plus impactées et les plus fragiles.

Aujourd’hui, sans l’existence et l’engagement du mouvement associatif, la solidarité concrète sur le terrain serait en panne.

C’est pourquoi nous proposons de doubler les subventions aux associations caritatives départementales, Secours Populaire, Restos du Cœur, Banque alimentaire, Secours Catholique, Croix-Rouge française.

Face à l’ampleur de cette crise historique, le conseil départemental doit réviser ses choix politiques, en revenant au cœur de la mission première de notre collectivité qu’est la solidarité, et en prenant, d’urgence, un tournant pour la transition écologique.

Photo : CD92/Jean-Luc Dolmaire

Une aide aux familles les plus démunies

Les élus socialistes saluent la mémoire de Patrick Devedjian. Les divergences politiques avec lui étaient fortes mais nous respections l’homme de convictions, sincère et cultivé.

Le conseil départemental a voté une aide financière directe aux 36 communes des Hauts-de-Seine pour contribuer à compenser les effets de la crise sanitaire. Cette enveloppe a été calculée sur la base de 10 euros par habitant et sera répartie au prorata du nombre d’habitants.

Si nous ne pouvons qu’approuver cette subvention exceptionnelle à destination des communes, il est à regretter qu’elle soit versée sans prise en considération de la situation réelle des habitants. Les niveaux de vie et de revenus ne sont pas identiques dans toutes les communes et les difficultés auxquelles elles doivent faire face non plus. Il ne faut pas confondre égalité et équité, ni verser la même subvention sans tenir compte des revenus de nos concitoyens alors qu’une crise économique se dessine après la crise sanitaire que nous venons de vivre. Un soutien renforcé aux communes devant faire face également à des populations plus fragilisées aurait été plus juste.

Le confinement a placé de nombreuses familles dans des situations financières extrêmement précaires que le conseil départemental ne peut ignorer. C’est pour cela que les élus socialistes ont fait la demande dès le 14 avril d’une aide exceptionnelle aux familles qui bénéficient du tarif minimum pour la restauration des collégiens et qui en sont privées. Depuis le début du confinement, ces familles modestes ont dû assurer les trois repas par jour pour leurs enfants et continuent à le faire, malgré la baisse ou la faiblesse de leurs ressources.

Comme le rappelait récemment le Défenseur des droits, de nombreux enfants issus de familles défavorisées ne mangent plus à leur faim. « Sur le quart des enfants revenus à l’école fin mai, il n’y avait pas ceux qui auraient dû le plus en bénéficier et en particulier de la restauration collective ». « Il y a des milliers d’enfants qui avec la cantine avaient une nourriture normale. Il y a des enfants défavorisés qui ne mangent pas. »

À l’instar d’autres Départements, les conseillers départementaux socialistes demandent en conséquence au Président du conseil départemental qu’une aide financière exceptionnelle puisse être rapidement versée aux familles bénéficiaires des quotients les plus faibles pour la restauration scolaire, afin de leur permettre de faire face aux besoins essentiels.

Photo : CD92/Jean-Luc Dolmaire

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