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Les Hauts-de-Seine au naturel

L’exposition Profondeur de Champ, Un bioterritoire sous l’objectif réalisée par les photographes du Département, invite à découvrir, en 33 images grand format, les Hauts-de-Seine à rebours des clichés sur l’urbanisation de la banlieue. Ambiances fluviales, forestières, parcours de randonnée…

c’est un territoire connecté avec la nature qui émerge de ce voyage visuel spectaculaire à découvrir tout l’été et jusqu’au 9 décembre au Domaine départemental de Sceaux et au parc départemental des Chanteraines, à Villeneuve-la-Garenne.

DU VERT ET DU BLEU
PONT DE LEVALLOIS ET ÎLE DE LA JATTE
COURBEVOIE
Dans les Hauts-de-Seine, cette abeille a de quoi butiner. Structuré par le fleuve, le département offre 66 kilomètres de berges et une variété de paysages composée de plateaux, de coteaux et de plaines. Malgré la densité urbaine, l’infrastructure verte s’étend sur plus de 3 300 hectares de parcs, jardins, promenades et forêts mis en réseau dont 620 entretenus par le Département dans 27 Espaces naturels sensibles (ENS). Une composante naturelle essentielle à la biodiversité et au bien-être des habitants.
CD92/Julia Brechler

HANAMI
BOSQUET SUD,
DOMAINE DE SCEAUX
En avril, à la floraison des merisiers blancs dans le bosquet sud du parc répond, de l’autre côté de la plaine de Châtenay, l’explosion des cerisiers japonais, les sakura, aux pompons roses éclatants. Un feu d’artifice qui ne durera que quelques jours. Le moment est venu pour la communauté nipponne du rituel de l’hanami, très populaire dans l’archipel, qui voit des groupes s’installer sous les arbres pour célébrer la beauté sans cesse renaissante de la nature.
CD92/Willy Labre

LE CIEL ET LES ABEILLES
TOUR ALLIANZ-ACACIA
PARIS LA DÉFENSE
Perché à trente-quatre mètres de hauteur, l’apiculteur Franck Patte sait prendre soin de ses petites bêtes. Menacées de disparition, les abeilles sont devenues l’emblème des enjeux écologiques contemporains puisqu’elles contribuent à la reproduction de plus de 80 % des plantes à fleurs et des espèces cultivées dans le monde. Ces trois ruches implantées au cœur même du quartier d’affaires ont un impact immédiat sur l’environnement et sont la preuve que la biodiversité peut s’installer partout, même en milieu urbain dense.
CD92/Stephanie Gutierrez-Ortega

AU FIL DE LA SEINE
PROMENADE BLEUE
NANTERRE
Cette passerelle, enjambant un chenal du port de Nanterre, évite un détour de deux kilomètres pour qui emprunte la Promenade Bleue. Le parcours se déroule désormais sans interruption en bord de Seine, face au miroitement de l’eau. Avec cette promenade reliant Colombes et Rueil-Malmaison sur neuf kilomètres, le Département a souhaité rendre le fleuve aux habitants et encourager les modes de déplacement doux. Aux beaux jours, l’ancien chemin de halage, situé sur l’avenue verte Paris-Londres et l’itinéraire La Seine à vélo, attire les cyclotouristes.
CD92/Olivier Ravoire

CYCLE DE L’EAU
BASSINS FILTRANTS DU PARC DU CHEMIN-DE-L’ÎLE
NANTERRE
Monet ne les aurait pas reniés. Mais ces nénuphars en fleurs ne sont pas seulement un régal pour les yeux. Avec un cortège d’autres plantes aquatiques, ils participent à la dépollution de l’eau utilisée sur le site. Pompé dans la Seine par une vis d’Archimède, le fluide vital passe dans sept bassins pour être épuré, avant d’aller irriguer les espaces verts et les jardins familiaux. Les surplus sont rejetés au fleuve. Sur quinze hectares, ce jeune parc urbain né en 2006 tire aussi habilement parti de terrains marqués par les réseaux ferrés et routiers.
CD92/Willy Labre

MIROIR D’EAU
ÉTANG DE SAINT-CUCUFA
RUEIL-MALMAISON
En 1799, Joséphine de Beauharnais acquiert le château de La Malmaison et cet étang de Saint-Cucufa situé au cœur d’une belle forêt de châtaigniers et de chênes de deux cents hectares. Zone humide à la frontière entre terre et eau et lieu de vie et de reproduction idéal pour les grenouilles et les libellules, ces milieux sont aujourd’hui souvent menacés en raison de l’urbanisation et de la pollution : au cours du siècle dernier, plus de la moitié d’entre eux ont été détruits.
CD92/Julia Brechler

LEURS SUBLIMES
ARBORETUM DE LA VALLÉE-AUX-LOUPS
CHÂTENAY-MALABRY
Ce cèdre pleureur de l’Atlas, au port tombant issu d’une mutation, a atteint en cent cinquante ans l’envergure exceptionnelle de sept cents mètres carrés. Ses branchages, ployant sous les épines vert saphir, soutenus par des étais, retombent en cascade, formant une voûte au-dessus du promeneur. Il est le plus imposant représentant d’une variété née dans les anciennes pépinières de Châtenay-Malabry et probablement l’ancêtre de tous les cèdres pleureurs actuels.
CD92/Willy Labre

DES TOURS À LA TERRE
QUARTIER DES AGNETTES GENNEVILLERS
L’agriculture permet aussi de recréer du lien social. La preuve avec l’AgroCité des Agnettes à Gennevilliers. C’est ici, au cœur de ce « Quartier d’avenir » du Département, que pousse ce jardin depuis 2018. À l’ombre du bâtiment en matériaux recyclés, autour d’un coup de pioche dans l’une des parcelles potagères, on s’attache ici à mieux vivre près de chez soi. Un engagement pris par le Département à travers sa politique de la ville afin de réduire les inégalités sociales et territoriales dans ces quartiers prioritaires.
CD92/Olivier Ravoire

(PERMA)CULTURE
POTAGER DU THÉÂTRE DE GENNEVILLIERS (T2G)
Scénario osé que de faire pousser des citrouilles sur le toit d’un théâtre ! C’est celui mis en scène, depuis 2017, par le théâtre de Gennevilliers, à l’initiative de son directeur Daniel Jeanneteau, avec la complicité de l’Esat Anaïs et du chef Patrice Gelbart, aux fourneaux du restaurant Youpi & Voilà, un étage plus bas. Divine surprise : les cucurbitacées et autres légumes prospèrent ! Semences paysannes, permaculture et démarche bio garantissent de savoureuses récoltes de saison. Quand le restaurant est ouvert, ces légumes, plantes aromatiques et fleurs comestibles, entrent dans la composition des repas, en-cas et tisanes.
CD92/Julia Brechler

POUMON VERT
PARC DES CHANTERAINES GENNEVILLIERS ET VILLENEUVE-LA-GARENNE
Aménagé dans les années soixante-dix sur d’anciennes carrières, le parc doit son nom aux rainettes qui chantaient autrefois dans ses mares. Doté de deux grands étangs, bordé par le fleuve sur deux kilomètres, il fait la part belle à l’eau. De prairies en bosquets, de pelouses en vallons, les ambiances végétales alternent sur 84 hectares, superficie qui en fait le plus vaste parc du nord des Hauts-de-Seine. La gestion écologique a favorisé l’apparition de plantes rares, comme l’orchidée singe, observée pour la première fois en 2020.
CD92/Willy Labre

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