Le budget 2021 a été adopté le 2 avril par l’assemblée départementale. Photo : © CD92/Julia Brechler
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Un budget pour faire face à la crise

Dans un contexte toujours marqué par la crise sanitaire, le Département poursuit sa politique d’investissement tout en augmentant les moyens alloués aux politiques de solidarité.

L’année 2021 ne ressemblera à aucune autre sur le plan budgétaire puisqu’il s’agit du premier exercice qui prend en compte les conséquences de la crise sanitaire. L’an dernier – « sans aucun doute, l’année la plus difficile que notre Département ait eu à connaître », selon le président Georges Siffredi – le contexte sanitaire avait entraîné une augmentation des dépenses de plus de 100 M€.

Avec son budget primitif voté le 2 avril dernier, le Département confirme, conformément à son rôle de chef de file de l’action sociale, son positionnement de collectivité au service des populations fragilisées. La part consacrée au secteur social atteint en effet un niveau inédit de 909 M€, en hausse de 39 M€ par rapport à 2020. Tous les domaines de l’action départementale prennent en compte cette exigence de solidarité, « lorsque celle-ci permet de maintenir le lien social, de garantir l’égalité des chances, de favoriser la réussite et l’épanouissement de chacun, ou d’assurer, plus largement, la cohésion territoriale », précise Georges Siffredi.

Dans ce rôle « d’amortisseur social », le Département soutient ainsi les commerçants et petites entreprises du territoire en compensant en partie la perte de leur chiffre d’affaires, avec une enveloppe globale de plus de 30 M€ depuis un an. Il a également adhéré à l’association d’Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë (APESA 92) qui garantit un accompagnement psychologique aux entrepreneurs alto-séquanais.

Cette année marquera aussi le lancement de projets innovants, avec le Département des Yvelines, comme le foyer dédié aux troubles autistiques, les deux groupements d’intérêt public dédiés à l’insertion et à l’autonomie et l’Institut du psychotraumatisme de l’enfant mis en œuvre avec le centre hospitalier de Versailles. La solidarité dépasse les limites du Département avec une participation de 34,5 M€ au FS2I (Fonds de solidarité interdépartemental d’investissement) et de 8,8 MÄ au budget de l’établissement public 78/92. Le partenariat du Département avec les communes à travers les contrats de développement représentera 26,9 M€ en fonctionnement et 38 M€ en investissement.

« L’attractivité du territoire est une source indispensable de croissance et d’emplois, dont nous avons d’autant plus besoin dans cette période d’incertitudes et de difficultés », a insisté Georges Siffredi devant l’assemblée départementale. Le Département engage ainsi un niveau d’investissement élevé avec 581 M€ pour 2021 pour l’attractivité du territoire. Cette somme porte sur les besoins de mobilité avec 156 M€ pour les transports et notamment l’aménagement des lignes de tramway T10 entre Antony et Clamart (46,3 M€) et T1 à Colombes (11,4 M€), et la voirie et l’aménagement de nouvelles pistes cyclables (près de 70 M€). Dans les collèges, 82 M€ sont prévus pour des opérations de construction ou de réhabilitation. Afin de rendre la culture accessible à tous les publics, 26,7 M€ seront consacrés en 2021 à des opérations majeures comme la construction du nouveau musée Albert-Kahn à Boulogne-Billancourt (11,1 M€), celle de la création de la Cité des métiers d’art et du design à Sèvres (6,3 M€) et le futur Musée du Grand Siècle à Saint-Cloud (4,6 M€). Côté sports, le Département investira 20 M€ dans les infrastructures sportives (équipement aquatique de la Grenouillère à Antony, stade Yves-du-Manoir à Colombes…). Enfin 31,5 M€ seront consacrés à l’action départementale en matière de parcs, jardins et paysages.

Au 1er janvier 2021, l’encours de la dette s’élevait à 201 M€ – soit un désendettement de 27 M€ par rapport à l’année précédente – ce qui fait des Hauts-de-Seine le Département le moins endetté d’Île-de-France. Sa capacité de désendettement reste inférieure à une année, en-dessous de la moyenne nationale de 3,4 années. 

Mélanie Le Beller
www.hauts-de-seine.fr

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